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Revue de presse

Le Monde – 5 / 6 / 2020 – à Locronan, un collectif très organisé

Visées par des incendies, les antennes-relais captent toutes les colères – article de Damien Le Loup du 5/6/2020

Notre avis: cet article fait le point sur les actions illégales de destruction d’antennes, actions que le collectif de Locronan condamne sans équivoque, l’article évoque aussi les théories du complot, ce qui n’est pas du tout le propos du collectif de Locronan.

Nous insistons bien sur notre engagement au respect des lois, que nous avons réaffirmé au cours de nombreux  dialogues avec tous les intervenants du projet : autres collectifs du finistère, préfecture du finistère, mairie de Locronan, société Orange, ainsi que sur les options alternatives pour assurer à notre belle cité et à son environnement préservé depuis des millénaires un avenir technologique, numérique, mais aussi écologique et esthétique.

Toutefois, l’article termine sur une note plus générale en mettant en évidence le manque de concertation sur les projets d’antenne, ainsi que le démarrage de nombreux chantiers en plein confinement. Locronan y est cité en exemple. Merci !!

Extrait de l’article du Monde du 5/6/2020

Défaut d’information et de débat
Deuxième facteur de trouble : le début du confinement, qui a eu lieu entre les deux tours des élections municipales. Dans un certain nombre de communes, l’implantation d’une antenne-relais comptait parmi les dossiers « chauds » des équipes municipales sortantes, que le projet soit contesté ou au contraire attendu par leurs administrés.

Les antennes figuraient en bonne place dans les programmes de multiples communes, et dans certaines, l’affrontement politique a été très dur : à Beaupuy (Haute-Garonne), le maire sortant, battu mais prorogé par la crise sanitaire, a validé au lendemain de sa défaite un projet d’antenne, sans consulter personne, ni même informer son successeur.

Et les protestations sont loin d’être toutes nourries par des craintes délirantes ou des rêves de « grand soir ». Dans de nombreuses communes, l’agacement se nourrit aussi d’un défaut d’information et de débat, alors que les habitants se posent des questions de santé publique. Très visibles, avec des hauteurs de trente à quarante mètres, pas spécialement esthétiques, les antennes sont parfois installées sur des terrains privés à proximité d’habitations avec le strict minimum légal de communication au public – un panneau de déclaration de travaux publics – sans que les voisins ne sachent si l’antenne sera 4G ou 5G.

Pourtant, seule une infime minorité des dégradations constatées depuis deux ans semble être le fait d’opposants locaux à la construction d’une antenne : sur 48 destructions recensées depuis 2018 par Le Monde, la piste d’opposants vivant à proximité ne semble probable que dans deux cas. Les actions violentes semblent de toute manière peu efficaces pour empêcher l’implantation des antennes, qui sont toujours réparées, et pour les destructions desquelles les opérateurs portent systématiquement plainte.

Et bien plus que les décrets d’urgence sanitaire, c’est un autre texte, issu de la loi Elan de 2018, qui focalise la colère des opposants « de terrain ». A Locronan (Finistère), un collectif très actif et organisé se démène depuis deux ans pour empêcher l’installation d’une antenne Orange de 40 mètres dans ce village touristique de 800 habitants. La mairie avait initialement donné son accord en 2018, avant de changer d’avis face aux protestations des habitants. Mais la loi Elan permet aux opérateurs de passer outre, une fois un premier accord obtenu… Une pratique qui n’est pas de nature à apaiser les colères qu’agrègent les antennes-relais.

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